L’enfant, l’adulte, la loi : l’ère du soupçon ?,

ouvrage sous la direction de Françoise Petitot, aux éditions Erès.

 

Cet ouvrage reprend les interventions faites au colloque du GRAPE les 23-24-25 novembre 2000.

Pour se le procurer, on peut contacter soit le GRAPE, 8 rue Mayran, 75009 Paris (tél : 01 48 78 30 88), soit les éditions Erès, 11 rue des Alouettes, 31520, Ramonville Saint-Agne (tél 05 61 75 15 76).

 

 Voici la présentation de l’ouvrage qu’en fait la revue « la lettre du GRAPE » :

« Aujourd’hui, s’occuper d’enfants inclut un risque permanent pouvant entraîner des attitudes professionnelles néfastes à l’égard des enfants et des parents, et des conséquences judiciaires (civiles ou pénales). La notion de maltraitance et celle des droits de l’enfant réorganisent l’ensemble des mal-être de l’enfant autour de l’idée de l’enfant victime et de l’adulte coupable, et modifient notre regard sur les rapports des adultes et des enfants.

Les pouvoirs publics invitent les professionnels des secteurs médico-sociaux, psychologiques et éducatifs, à soutenir la fonction parentale. Mais ne sont-ils pas tentés de solliciter les parents du côté d’une compétence éducative, plutôt que d’interroger la dimension désirante d’un père ou d’une père ?Eux-mêmes, limités dans leur réflexion et dans leurs actes par le soupçon qui pèse sur eux comme sur tous les adultes, et par le dispositif même de protection de l’enfance, n’arrivent-ils pas à examiner sans cesse leurs interventions sous l’angle des risques qu’ils encourent ?

Dans ce contexte, que peut-on penser pour l’avenir de la construction des instances psychiques des enfants ? L’autonomie de plus en plus précoce qui leur est demandée ne risque-t-elle pas de les conduire à la solitude face à des adultes entravés dans leur fonction de transmission à l’égard de leur descendance ?

Cet ouvrage analyse le sens de cette situation dans l’évolution de notre société. Il propose des repères pour que les adultes soutiennent leur position et leur responsabilité envers les enfants et pour que les professionnels puissent s’investir réellement dans l’éducation des enfants et leur protection malgré le risque tant subjectif qu’institutionnel que cela supose. »